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Interview avec Gorka Gerrikagoita, le référent sportif du Team NIPPO DELKO One Provence

Gorka Gerrikagoita est depuis 2017 le Directeur Sportif référent du Team NIPPO DELKO One Provence. Actuellement en plein travail de réorganisation pour cette fin de saison, il souhaite ajouter des épreuves au calendrier pré-établi.

Quel est votre parcours de Directeur Sportif ?
Mon parcours en tant que Directeur Sportif a commencé en 2004 au sein de l’équipe Euskaltel Euskadi dans laquelle j’ai effectué toute ma carrière de cycliste professionnel.
La première saison fut compliquée, surtout avec les coureurs. Notre relation a changé et j’ai dû apprendre à maintenir une distance. Une fois cette première saison passée, les coureurs me faisaient confiance et j’ai réussi à gagner leur respect par mon travail. A partir de ce moment, je suis devenu une référence pour l’équipe Euskaltel Euskadi jusqu’à la saison 2013 et j’ai dû, en tant que Directeur Sportif, diriger toutes les courses du calendrier World Tour, tant les grands Tours que les courses classiques.

Depuis combien d’années êtes-vous dans le Team ? Comment le voyez-vous évoluer ?
Je suis arrivé en 2017 : j’étais déjà Responsable Sportif de la Fondation Euskadi et je ne cherchais pas de nouvelle équipe. Cependant, j’avais une approche différente du cyclisme de celle du Président de la Fondation, et je l’ai informé que je ne poursuivrai pas son projet.

Au mois de juillet, j’ai rencontré Fred et j’ai accepté son offre de rejoindre l’équipe en qualité de Directeur Sportif.
Depuis le début, je me suis fixé comme objectif de montrer l’importance d’avoir un staff professionnel, des moyens et de bonnes infrastructures pour pouvoir travailler. Ce travail avec les coureurs, nous allons le réaliser peu à peu et surtout en incluant de jeunes talents, qu’ils viennent de Provence ou de pays étrangers.
Aujourd’hui, notre équipe est totalement différente de celle que j’ai rencontrée en 2017. Avec l’arrivée de Philippe, ce processus de changement s’accélère énormément. Parfois, il ne s’agit pas que de budget, l’amélioration des relations avec les organisateurs, l’UCI ou les équipes est également primordiale.

Qui gère le calendrier sportif ?
Je suis habilité à planifier les calendriers mais je prends également l’opinion de plusieurs membres du staff expérimenté. Je me charge aussi de faire progresser le travail de l’équipe en donnant une vision d’ensemble aux coureurs. Mon objectif est de penser globalement et non de façon individuelle.

Souhaiteriez-vous ajouter des épreuves ?
Je souhaite suivre un calendrier plus européen, surtout en début d’année en faisant plus de courses en Espagne, comme par exemple : le Tour de la Communauté valencienne, le Tour d’Andalousie, la Clasica de Almeria, le Tour de Murcie, le Tour de l’Algarve…
C’est primordial de participer à de nouvelles courses pour que le niveau sportif de l’équipe croît et de se frotter aux autres cyclismes car les courses se déroulent de manière différente dans chaque pays.

Quelle est votre volonté pour le calendrier de cette fin d’année ?
Pour la fin de la saison, j’aimerais disputer le maximum de courses de haut niveau.
Participer à des courses à étapes World Tour serait exceptionnel pour notre équipe.

Nous espérons prendre part à toutes les épreuves d’Europe et d’Asie qui constituaient déjà notre objectif.

Avec certaines annulations de course, comptez-vous positionner l’équipe sur d’autres épreuves ?
C’est exactement mon intention de nous rendre à des épreuves qui n’étaient pas prévues en 2020. Un exemple pourrait être le Tour du Portugal.
Nous pouvons également aller dans des pays qui réalisent leurs courses en juillet, comme le Sibiu Cycling Tour en Roumanie.
Enfin, si nous avons la possibilité de participer à un Grand Tour, nous en serions honorés.

Que pouvez-vous mettre en place pour amener l’équipe sur le Tour de France ?
J’ai l’expérience d’avoir été sur la Grande Boucle pendant plusieurs années, ce qui représente une vraie valeur ajoutée. C’est le plus important pour bien faire notre travail, surtout sur cette course qui est la plus spéciale du calendrier.

Un point très important est de faire savoir à chaque cycliste quelle est sa fonction dans l’équipe, pourquoi ils sont là et ce que nous attendons d’eux.
Au Tour de France, il faut y aller avec les idées claires. Le travail d’équipe doit être notre devise et notre philosophie, il doit constamment se répercuter sur notre fonctionnement. Il faut valoriser l’ensemble des coureurs dans leurs rôles respectifs, sans lesquels les leaders ne peuvent rien gagner.
Aujourd’hui, l’équipe est prête à participer aux courses des grands Tours.